La vengeance de Voldemort

 

Chapitre 21 : Noël

 

L’hiver était arrivé. Les vacances de Noël avaient commencées depuis quelques jours et une grande partie des élèves avaient quittés Poudlard. Si bien que les Salles Communes étaient quasiment vides, ce qui n’était pas pour déplaire aux quelques élèves qui étaient restés à Poudlard. Harry, comme tous les ans, faisait partie de ces cas-là. Neville, Dean et Seamus, et Lavande et Parvati, eux, étaient rentrés pour les vacances, tout comme la grande majorité des autres élèves. Si bien que les Weasley, Laurent, Hermione et Harry se partageaient les meilleurs fauteuils de la Salle Commune. En plus, à la stupeur générale, tous les Serpentard avaient préférer quitter le château. Depuis deux jours, la neige était tombée en abondance, si bien que, à présent, le château était recouvert d’une épaisse couche de neige, que les jumeaux s’étaient empressés de tester. On ne pouvait plus sortir du château sans se faire assommer de boules de neige. Si bien qu’ils avaient écopés d’une retenue pour avoir jeté une boule de neige sur Rusard qui passait par là, à ce moment-là. Ils auraient pu échapper à la retenue si, pour leur plus grand malheur, Peeves s’était amusé, un peu avant l’accident, à vider toutes les étagères de la bibliothèque et fait tombé un bon nombre d’armures en voulant échapper à Madame Pince. Si bien que la boule de neige avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase et Rusard, qui était déjà de mauvaise humeur, s’était défoulé sur les deux frères. Et ils avaient passés plus de dix heures, à nettoyer toutes les fenêtres du château; puis à lustrer tous les trophées et écussons de la Salle des Trophées. D’ailleurs, ils étaient tombés sur les écussons que Ron et Harry avaient eus, en deuxième année, pour “Service rendu à l’école”, en découvrant la Chambre des Secrets de Serpentard où Harry avait mit fin au mythe, et à la terreur, en tuant la créature que seule l’héritier de Serpentard pouvait diriger pour tuer tous les “Sang-de-Bourbe”, un Basilic, le roi des Serpents, qui pouvait tuer les gens, par son simple regard. Les jumeaux n’arrêtèrent pas de taquiner Ron et Harry au sujet de ces récompenses.

 

            Depuis la reprise du tournoi, et le match Serpentard - Serdaigle, gagné par les Serpentard, les joueurs de Gryffondor s’étaient entraînés avec plus d’ardeur que jamais.

 

            Le matin de Noël, les jumeaux firent irruption, de bon matin, dans le dortoir de Ron et Harry.

 

            “Joyeux Noël !” lança Fred.

 

            Laurent, Ron et Harry se réveillèrent en sursaut. Ron râla.

 

            “- Mais vous êtes fous, tous les deux, il n’est que quatre heure du matin !

 

             - Joyeux Noël à toi aussi, gros râleur ! répondit, aimablement, Georges.

 

             - Bon, on vous laisse ouvrir vos cadeaux tranquilles ! on doit encore réveiller Ginny et Hermione ! A plus tard ! annonça Fred, avant de quitter le dortoir avec son frère.

 

             - Ils sont cinglés, ces deux-là ! marmonna Ron.

 

             - Hum ! Au fait, joyeux noël !

 

             - Ouais, vous aussi ! Bon, vu qu’on est réveillé, si on ouvrait nos cadeaux ? suggéra Ron, en baillant, tout en désignant le tas de cadeaux qui s’amoncelait au pied de son lit.

 

             - On n’a pas le choix ! remarqua Harry. Si on se rendort, tes frères vont nous réveiller à nouveau.”

 

            Sur ce, les trois garçons s’intéressèrent à leurs cadeaux respectifs. Ron, ouvrant un de ses paquets, en sortit un pull-over violet.

 

            “- Oh, m’man m’a encore fait un pull violet ! râla-t-il.

 

             - Tu n’auras qu’à l’offrir à Dobby ! suggéra Harry, en ouvrant un de ses paquets, qui contenait une paire de chaussettes dépareillées, faites à la main (le cadeau de Dobby).

 

             - En parlant de Dobby, tu lui as acheté quelque chose ? demanda Ron.

 

             - Oui ! Un autre cache-théière et deux paires de chaussettes !” répondit Harry en ouvrant un autre de ses paquets, envoyé par Mrs Weasley, qui contenait un pull vert et une boîte de fondants au chocolat et de marrons glacés, faits maison.

 

            Hermione, elle, lui avait offert des confiseries Moldues et une montre, pour remplacer la sienne (qui était hors d’état de marche depuis la deuxième épreuve du tournoi des trois sorciers). Ron, lui avait offert un livre “les Equipes Mondiales de Quidditch” et Hagrid, une boîte contenant un assortiment de Patacitrouilles, Dragées Surprise de Bertie Crochue, Ballongomme du Bullard, Fondants du chaudrons et Gnomes au poivre.

 

            Ron, lui, n’était pas au bout de ses surprises. Ouvrant son dernier paquet, il poussa une exclamation de surprise, en en sortant une robe de soirée violette, toute neuve, accompagnée d’un mot : “On espère que cette robe te plaira. Au moins, tu n’aura pas l’air trop ridicule, comparé à l’année dernière. Joyeux Noël. Fred et Georges.”

 

            “- Ils sont fous ! soupira Ron. Comment ont-ils fait pour m’acheter ça ?

 

             - Va savoir !” répondit Harry, avec un petit sourire, pensant que les jumeaux avaient bel et bien tenus parole.

 

            En effet, l’année dernière, arrivé à la gare de King’s Cross, Harry avait donné aux jumeaux, mille Gallions, récompense décernée au gagnant du Tournoi des trois Sorciers, en leur demandant d’acheter à Ron, une nouvelle robe de soirée.

 

            Le reste de la matinée se passa joyeusement partagée entre la Salle Commune, où les élèves commentèrent leurs cadeaux, et le Parc où eu lieux une grande bataille de neige.

 

            Au déjeuner, la quinzaine d’élèves restés au château descendirent à la Grande Salle, richement décorée. La plupart des tables avaient été repoussées dans un coin, et celle qui restait était recouverte de plats aussi appétissants les uns que les autres, et de Pétards Surprises, où les professeur Dumbledore, McGonagall, Sinistra, Flitwick, Bibine et Hagrid étaient déjà attablés.

 

            “Vu que nous étions si peu nombreux à rester au château, il aurait été idiot d’utiliser plusieurs tables ! expliqua le professeur Dumbledore, devant l’air surpris de certains élèves. Asseyez-vous, donc !”

 

            Les élèves s’installèrent donc parmi leurs professeurs. Parmi les autres élèves restés à Poudlard, Harry reconnut Owen Cauldwell, Ernie MacMillan, deux autres élèves de Poufsouffle et quatre de Serdaigle.

 

            Le repas se déroula joyeusement, ponctué de nombreuses explosions des pétards surprises, révélant divers objets, plus ou moins attrayant. Après que les dindes aux marrons eurent disparus des plats, des puddings, tartes, sorbets et autres desserts les y succédèrent. Finalement, les élèves purent quitter la Grande Salle. L’ambiance, grâce à l’absence des Serpentard, restait très détendue. Harry, Ron et Hermione furent parmi les derniers à quitter la table.

 

            “- C’est génial ! remarqua Ron, alors qu’ils montaient l’escalier de marbre. Un mois sans Malefoy et compagnie dans les pattes, c’est le paradis !

 

             - Réfléchis un peu, Ron ! lâcha Hermione, au bout d’un moment. Si les Serpentard, dont la plupart sont fils ou fille de Mangemort, ont quittés le château, c’est peut-être pour échapper à quelque chose qui se passera à Poudlard !

 

             - Hermione ! soupira Ron, agacé. Ce n’est pas toi qui nous dit et redit tout le temps que Poudlard est le seul endroit où Tu-Sais-Qui ne peut accéder ? Ne commence pas à voir des conspirations partout !

 

             - On croirait entendre le professeur Trelawney ! remarqua malicieusement Harry.

 

             - De quoi ? Moi ? Ressemblez à cette vieille chouette ? s’indigna Hermione. Ca, jamais !!!

 

             - Hermione ! C’était pour rire ! répliqua Harry.

 

             - Mais oui ! Ne le prend pas si mal ! renchérit Ron. D’ailleurs on ne voudrait pour rien au monde que tu ressemble à Trelawney...ou Percy !

 

             - Pourquoi...? commença Hermione.

 

             - Eh, Harry, Ron, Hermione ! l’interrompirent Fred et Georges, en courant vers eux, sortant de la Salle Commune.

 

             - Ca vous dirait, un petit match amical de Quidditch, Gryffondor contre les élèves des autres maisons ? leur proposa Fred, essoufflé.

 

             - Alors, vous êtes d’accord ? demanda Georges.

 

             - Bien évidemment !” répliquèrent, en chœur, Ron, Hermione et Harry.

 

            Tous les cinq retournèrent dans leur Salle Commune où Ginny et Laurent les attendaient.

 

            “- Hé Harry ! lança Laurent en se précipitant sur eux. On t’a descendu ton Éclair de feu ! Comme ça, on ne perdra pas de temps !

 

             - On peut y aller ? demanda Ginny, la main tendue, prête à pousser le tableau.

 

             - Ben...vu que tout le monde est prêt...! On y va !” lança Fred.

 

            Les sept élèves de précipitèrent hors de la salle, sans tenir compte de l’indignation de la Grosse Dame, en grande conversation avec son amie Violette, une vieille sorcière qui vivait dans un des tableaux de l’entrée.

 

            La plupart des élèves n’ayant pas de balais, et avec l’autorisation du professeur Bibine, empruntèrent ceux de l’école. Le petit match se révéla passionnant. Les élèves, observés par quelques professeurs, se donnèrent à fond pour faire gagner leur équipe. En fait, trois matchs furent joués. Mais l’équipe de Gryffondor fut, sans conteste, la meilleure. Lors de la première partie, ils n’avaient eu aucun mal à gagner, principalement à cause de la mauvaise organisation de l’équipe adverse où les joueurs n’étaient pas habitués à collaborer avec des élèves de l’autre maison, avec des techniques et une préparation différente. Si bien que le premier match dura à peine cinq minutes, après que Harry ait attrapé le Vif d’or, faisant gagner son équipe de 160 à 0. Dans le deuxième match, la partie dura près d’une demi-heure et les Gryffondor conclurent sur le score de 200 à 10, grâce au Vif. Hermione, Ron et Ginny se débrouillèrent très bien à leur poste de Poursuiveurs. Le troisième match, quand à lui, dura une heure. Grâce à des coups de battes subtiles des batteurs de l’équipe adverse, le Vif d’or avait souvent échappé aux Attrapeurs. Les Gryffondor avaient finalement gagné sur le score de 210 à 0 !

 

            De retour dans leur Salle Commune, grâce aux jumeaux qui avaient fait un petit détour par les cuisines, les Gryffondor organisèrent une fête, en comité réduit, pour leur “victoire”, rassurant les joueurs de l’équipe sur leur forme, deux mois avant le prochain match.

 

 

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