La vengeance de Voldemort
L’hiver
était arrivé. Les vacances de Noël avaient commencées depuis quelques jours et
une grande partie des élèves avaient quittés Poudlard. Si bien que les Salles
Communes étaient quasiment vides, ce qui n’était pas pour déplaire aux quelques
élèves qui étaient restés à Poudlard. Harry, comme tous les ans, faisait partie
de ces cas-là. Neville, Dean et Seamus, et Lavande et Parvati, eux, étaient
rentrés pour les vacances, tout comme la grande majorité des autres élèves. Si
bien que les Weasley, Laurent, Hermione et Harry se partageaient les meilleurs
fauteuils de la Salle Commune. En plus, à la stupeur générale, tous les
Serpentard avaient préférer quitter le château. Depuis deux jours, la neige
était tombée en abondance, si bien que, à présent, le château était recouvert
d’une épaisse couche de neige, que les jumeaux s’étaient empressés de tester.
On ne pouvait plus sortir du château sans se faire assommer de boules de neige.
Si bien qu’ils avaient écopés d’une retenue pour avoir jeté une boule de neige
sur Rusard qui passait par là, à ce moment-là. Ils auraient pu échapper à la
retenue si, pour leur plus grand malheur, Peeves s’était amusé, un peu avant
l’accident, à vider toutes les étagères de la bibliothèque et fait tombé un bon
nombre d’armures en voulant échapper à Madame Pince. Si bien que la boule de
neige avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase et Rusard, qui
était déjà de mauvaise humeur, s’était défoulé sur les deux frères. Et ils avaient
passés plus de dix heures, à nettoyer toutes les fenêtres du château; puis à
lustrer tous les trophées et écussons de la Salle des Trophées. D’ailleurs, ils
étaient tombés sur les écussons que Ron et Harry avaient eus, en deuxième
année, pour “Service rendu à l’école”, en découvrant la Chambre des Secrets de
Serpentard où Harry avait mit fin au mythe, et à la terreur, en tuant la
créature que seule l’héritier de Serpentard pouvait diriger pour tuer tous les
“Sang-de-Bourbe”, un Basilic, le roi des Serpents, qui pouvait tuer les
gens, par son simple regard. Les jumeaux n’arrêtèrent pas de taquiner Ron et
Harry au sujet de ces récompenses.
Depuis la reprise du tournoi, et le match Serpentard -
Serdaigle, gagné par les Serpentard, les joueurs de Gryffondor s’étaient
entraînés avec plus d’ardeur que jamais.
Le matin de Noël, les jumeaux firent irruption, de bon
matin, dans le dortoir de Ron et Harry.
“Joyeux Noël !” lança Fred.
Laurent, Ron et Harry se réveillèrent en sursaut. Ron
râla.
“- Mais vous êtes fous, tous les deux, il n’est que
quatre heure du matin !
- Joyeux Noël à
toi aussi, gros râleur ! répondit, aimablement, Georges.
- Bon, on vous
laisse ouvrir vos cadeaux tranquilles ! on doit encore réveiller Ginny et Hermione
! A plus tard ! annonça Fred, avant de quitter le dortoir avec son frère.
- Ils sont
cinglés, ces deux-là ! marmonna Ron.
- Hum ! Au fait,
joyeux noël !
- Ouais, vous
aussi ! Bon, vu qu’on est réveillé, si on ouvrait nos cadeaux ? suggéra Ron, en
baillant, tout en désignant le tas de cadeaux qui s’amoncelait au pied de son
lit.
- On n’a pas le
choix ! remarqua Harry. Si on se rendort, tes frères vont nous réveiller à
nouveau.”
Sur ce, les trois garçons s’intéressèrent à leurs cadeaux
respectifs. Ron, ouvrant un de ses paquets, en sortit un pull-over violet.
“- Oh, m’man m’a encore fait un pull violet ! râla-t-il.
- Tu n’auras qu’à
l’offrir à Dobby ! suggéra Harry, en ouvrant un de ses paquets, qui contenait
une paire de chaussettes dépareillées, faites à la main (le cadeau de Dobby).
- En parlant de
Dobby, tu lui as acheté quelque chose ? demanda Ron.
- Oui ! Un autre
cache-théière et deux paires de chaussettes !” répondit Harry en ouvrant un
autre de ses paquets, envoyé par Mrs Weasley, qui contenait un pull vert et une
boîte de fondants au chocolat et de marrons glacés, faits maison.
Hermione, elle, lui avait offert des confiseries Moldues
et une montre, pour remplacer la sienne (qui était hors d’état de marche depuis
la deuxième épreuve du tournoi des trois sorciers). Ron, lui avait offert un
livre “les Equipes Mondiales de Quidditch” et Hagrid, une boîte
contenant un assortiment de Patacitrouilles, Dragées Surprise de Bertie
Crochue, Ballongomme du Bullard, Fondants du chaudrons et Gnomes au poivre.
Ron, lui, n’était pas au bout de ses surprises. Ouvrant
son dernier paquet, il poussa une exclamation de surprise, en en sortant une
robe de soirée violette, toute neuve, accompagnée d’un mot : “On espère que
cette robe te plaira. Au moins, tu n’aura pas l’air trop ridicule, comparé à
l’année dernière. Joyeux Noël. Fred et Georges.”
“- Ils sont
fous ! soupira Ron. Comment ont-ils fait pour m’acheter ça ?
- Va savoir !”
répondit Harry, avec un petit sourire, pensant que les jumeaux avaient bel et
bien tenus parole.
En effet, l’année dernière, arrivé à la gare de King’s
Cross, Harry avait donné aux jumeaux, mille Gallions, récompense décernée au
gagnant du Tournoi des trois Sorciers, en leur demandant d’acheter à Ron, une nouvelle
robe de soirée.
Le reste de la matinée se passa joyeusement partagée
entre la Salle Commune, où les élèves commentèrent leurs cadeaux, et le Parc où
eu lieux une grande bataille de neige.
Au déjeuner, la quinzaine d’élèves restés au château descendirent
à la Grande Salle, richement décorée. La plupart des tables avaient été
repoussées dans un coin, et celle qui restait était recouverte de plats aussi
appétissants les uns que les autres, et de Pétards Surprises, où les professeur
Dumbledore, McGonagall, Sinistra, Flitwick, Bibine et Hagrid étaient déjà
attablés.
“Vu que nous étions si peu nombreux à rester au château,
il aurait été idiot d’utiliser plusieurs tables ! expliqua le professeur
Dumbledore, devant l’air surpris de certains élèves. Asseyez-vous, donc !”
Les élèves s’installèrent donc parmi leurs professeurs.
Parmi les autres élèves restés à Poudlard, Harry reconnut Owen Cauldwell, Ernie
MacMillan, deux autres élèves de Poufsouffle et quatre de Serdaigle.
Le repas se déroula joyeusement, ponctué de nombreuses
explosions des pétards surprises, révélant divers objets, plus ou moins
attrayant. Après que les dindes aux marrons eurent disparus des plats, des
puddings, tartes, sorbets et autres desserts les y succédèrent. Finalement, les
élèves purent quitter la Grande Salle. L’ambiance, grâce à l’absence des
Serpentard, restait très détendue. Harry, Ron et Hermione furent parmi les
derniers à quitter la table.
“- C’est génial ! remarqua Ron, alors qu’ils montaient
l’escalier de marbre. Un mois sans Malefoy et compagnie dans les pattes, c’est
le paradis !
- Réfléchis un
peu, Ron ! lâcha Hermione, au bout d’un moment. Si les Serpentard, dont la
plupart sont fils ou fille de Mangemort, ont quittés le château, c’est
peut-être pour échapper à quelque chose qui se passera à Poudlard !
- Hermione !
soupira Ron, agacé. Ce n’est pas toi qui nous dit et redit tout le temps que
Poudlard est le seul endroit où Tu-Sais-Qui ne peut accéder ? Ne commence pas à
voir des conspirations partout !
- On croirait
entendre le professeur Trelawney ! remarqua malicieusement Harry.
- De quoi ? Moi ?
Ressemblez à cette vieille chouette ? s’indigna Hermione. Ca, jamais !!!
- Hermione !
C’était pour rire ! répliqua Harry.
- Mais oui ! Ne
le prend pas si mal ! renchérit Ron. D’ailleurs on ne voudrait pour rien au
monde que tu ressemble à Trelawney...ou Percy !
- Pourquoi...?
commença Hermione.
- Eh, Harry, Ron,
Hermione ! l’interrompirent Fred et Georges, en courant vers eux, sortant de la
Salle Commune.
- Ca vous dirait,
un petit match amical de Quidditch, Gryffondor contre les élèves des autres
maisons ? leur proposa Fred, essoufflé.
- Alors, vous
êtes d’accord ? demanda Georges.
- Bien évidemment
!” répliquèrent, en chœur, Ron, Hermione et Harry.
Tous les cinq retournèrent dans leur Salle Commune où
Ginny et Laurent les attendaient.
“- Hé Harry ! lança Laurent en se précipitant sur eux. On
t’a descendu ton Éclair de feu ! Comme ça, on ne perdra pas de temps !
- On peut y aller
? demanda Ginny, la main tendue, prête à pousser le tableau.
- Ben...vu que
tout le monde est prêt...! On y va !” lança Fred.
Les sept élèves de précipitèrent hors de la salle, sans
tenir compte de l’indignation de la Grosse Dame, en grande conversation avec
son amie Violette, une vieille sorcière qui vivait dans un des tableaux de
l’entrée.
La plupart des élèves n’ayant pas de balais, et avec
l’autorisation du professeur Bibine, empruntèrent ceux de l’école. Le petit
match se révéla passionnant. Les élèves, observés par quelques professeurs, se
donnèrent à fond pour faire gagner leur équipe. En fait, trois matchs furent
joués. Mais l’équipe de Gryffondor fut, sans conteste, la meilleure. Lors de la
première partie, ils n’avaient eu aucun mal à gagner, principalement à cause de
la mauvaise organisation de l’équipe adverse où les joueurs n’étaient pas
habitués à collaborer avec des élèves de l’autre maison, avec des techniques et
une préparation différente. Si bien que le premier match dura à peine cinq
minutes, après que Harry ait attrapé le Vif d’or, faisant gagner son équipe de
160 à 0. Dans le deuxième match, la partie dura près d’une demi-heure et les
Gryffondor conclurent sur le score de 200 à 10, grâce au Vif. Hermione, Ron et
Ginny se débrouillèrent très bien à leur poste de Poursuiveurs. Le troisième
match, quand à lui, dura une heure. Grâce à des coups de battes subtiles des
batteurs de l’équipe adverse, le Vif d’or avait souvent échappé aux Attrapeurs.
Les Gryffondor avaient finalement gagné sur le score de 210 à 0 !
De
retour dans leur Salle Commune, grâce aux jumeaux qui avaient fait un petit
détour par les cuisines, les Gryffondor organisèrent une fête, en comité
réduit, pour leur “victoire”, rassurant les joueurs de l’équipe sur leur forme,
deux mois avant le prochain match.
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